À quelques jours de l’Assemblée annuelle de la Banque africaine de développement (BAD) à Abidjan, l’administration Trump a annoncé la suppression de la contribution américaine au Fonds africain de développement (FAD), le guichet concessionnel destiné aux pays à faible revenu. Cette mesure, inscrite dans le budget 2026 soumis au Congrès, représente une coupe budgétaire de 555 millions de dollars, soit plus de 330 milliards de FCFA.

L’exécutif américain justifie cette décision par un réalignement de ses priorités, privilégiant des investissements jugés plus rentables via la U.S. International Development Finance Corporation (DFC). En conséquence, les financements liés au climat, à l’égalité et à la gouvernance sont supprimés, fragilisant ainsi des projets essentiels en Afrique subsaharienne, notamment dans les domaines de l’agriculture, des infrastructures et de la santé.

Cette annonce intervient alors que la BAD s’apprête à élire un nouveau président, dans un contexte où les besoins de financement du continent africain sont plus urgents que jamais.

Ce désengagement s’inscrit dans un cadre plus large de réduction massive de l’aide américaine à l’échelle mondiale. En février 2025, l’administration Trump a réduit de 92 %* les financements internationaux de l’USAID, soit une coupe budgétaire de près de 60 milliards de dollars.

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